Bali, Indonésie

Bali, c’est fini : nos conseils après expérience

19 septembre 2016

Ce que nous retenons

Dernier lever sous l’humide chaleur balinaise. Même si parfois ça n’a pas été simple, nous retenons beaucoup de positif de ce voyage et un vrai dépaysement. A partir du moment où il n’y a pas d’argent en jeu dans une discussion (ou que votre temps de négociation est terminé), les Balinais sont des gens vraiment souriants, simples et chaleureux. Ils sont attachés à leurs coutumes. C’est magique de voir leur quotidien rythmé par la distribution d’offrandes avec une sorte de prière susurrée et des gestes gracieux, leurs vêtements traditionnels colorés portés par tous à tout âge, leur langage plein de soleil…

Ce sont des gens très beaux physiquement. Les hommes ont souvent ce regard soucieux qui disparaît avec un sourire, et les femmes ont une force physique et de caractère incroyable.
Vous verrez leurs étalages colorés de clous de girofle séchant au soleil.

clou-de-girofle-bali

Les chiens (consanguins, 95% de la même race) vivent sur les trottoirs et partagent leurs repas avec les poules ; les chats ont la queue coupée ou cassée (quand vous demandez pourquoi, les Balinais ne savent pas vraiment vous répondre) et les singes dérobent vos lunettes et fouillent dans vos sacs.

Ce sont des fous du volant mais nous n’avons jamais vu un accident. Ils ont leur technique qui semble dangereuse mais que eux maîtrisent parfaitement. Malheureusement, c’est chacun son scooter et les transports en communs ne sont pas près de voir le jour ici.
L’air n’est pas pollué par les usines qui sont inexistantes mais par les milliers de pots d’échappement des « motorbikes » ; le sol est recouvert de déchets. Quand vous mangez au restaurant, que le serveur se trouve plus près de l’océan que de la poubelle et qu’il y jette une paille, ça fait mal au cœur…

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Petite consolation le dernier jour, nous avons vu un groupe d’écoliers avec des sacs poubelles nettoyer le bord des routes 🙂
Leurs jus de fruits frais vont nous manquer ! La pastèque, la mangue, le melon… mmm ! Ils cuisinent divinement bien ! Si vous ne restez pas longtemps en Indonésie, ne vous laissez pas aller à manger des pâtes à la bolo ou autres plats européens, personne ne vous cuisinera un Nasi Campur ou des Mie Goreng aussi bien que ceux que vous trouverez ici alors profitez-en ! Et dégustez aussi un dragon fruit : un fruit à l’aspect particulier, tout comme l’intérieur couleur fushia, mais savoureux !
Tant qu’à faire, laisser vous tenter par un sarong, une robe, ou n’importe quel vêtement léger et plein de couleurs qu’ils vendent en tout lieu (conseil de fille ! ).
Testez aussi leur jet d’eau pour se laver les fesses aux toilettes. Au début on se dit jamais de la vie, ensuite on teste et au final on adhère ! Alternative au papier wc plutôt rigolote, tant que vous avez de quoi vous sécher ! 😉
Dernière petite chose : nous avons été très surpris de voir la croix gammée qui pendait au rétroviseur, ou affichée dans la rue. Comme nous ne sommes pas très cultivés sur le sujet il a fallu nous renseigner. La croix gammée, le svastika en Asie, est le symbole du bien, il représente également le lieu d’un temple bouddhiste. Le symbole est droit. Incliné de 45°, il représente le signe nazi que nous connaissons trop bien.

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Nos avis et conseils maintenant que vous avez envie de venir

Si vous avez décidé de partir sur une courte durée, il est préférable de tout réserver avant, de savoir quel chemin suivre et pourquoi pas de prendre un guide avec voiture. En 2 semaines, vous ne pouvez pas laisser place à l’erreur, contrairement à un voyage d’un mois ou plus.

Partez avec un bouquin de voyage plein d’informations utiles comme les Lonely Planet ou Guide du Routard. C’est vraiment frustrant de se promener au milieu de temples qui ne comportent aucune indication et d’en sortir aussi bête qu’avant, ou de rater une danse balinaise (notre regret) parce que vous ne saviez pas où en trouver…

Financièrement, c’est mieux de prendre une somme importante en liquide et de la faire changer en arrivant (surveiller bien vos affaires ensuite, mais ça ne devrait pas poser de problème). Après, tout dépend du taux de change mais surtout des avantages de votre banque. La notre prenait 5AUD à chaque retrait, ce qui est énorme, sachant que les distributeurs balinais bloquent le montant maximum entre 100 et 250AUD (2 500 000 roupies).

Ne jamais hésiter à négocier longuement, quitte à démarrer très très bas. Les Balinais sont des gens pauvres, qui gagnent environ 100€ par mois. Ils vous demanderont toujours le prix X3 jusqu’à X10 de ce qu’eux-mêmes paient.

N’hésitez pas à faire le plein de votre scooter dans les petites boutiques qui vendent l’essence dans de vieilles bouteilles de Vodka. Ce n’est apparemment pas très conseillé car ils coupent parfois avec un autre produit mais une Française qui vit là-bas depuis 10 ans nous a dit que c’était plutôt sûr et malheureusement amené à disparaître avec les grosses stations (alors que ça les aide beaucoup en leur faisant un peu de sous). Et puis c’est original de rouler à la Vodka 🙂

Gardez toujours un billet de 50 000 roupies dans une poche à part. Si des flics (corrompus) vous arrêtent, dites que vous n’avez que ça, ils prendront et devraient vous laissez tranquille. Ne dites d’ailleurs jamais que c’est votre première fois à Bali.

Au niveau des taxis, nous l’avons déjà dit, préférez les Blue Bird, qui sont les seuls à posséder le « meter ». Attention, ils sont largement copiés et si vous n’êtes pas attentifs vous vous faites facilement avoir, d’autant plus que toutes les voitures sont bleues. Le signe des vrais taxis Blue Bird est celui d’en haut à gauche, les autres (et il y en a tellement d’autres) sont les vilains petits copieurs.

taxi

A votre sortie d’aéroport, ne vous laissez pas embarquer par les premiers harceleurs mais aller chercher ces taxis bleus un peu plus loin. Les chauffeurs ont généralement une chemise bleue avec des petits oiseaux dessus et il est écrit Blue Bird Group sur le pare brise avant.

Même si vous n’êtes pas fumeur, testez une kretek. Ce sont des cigarettes inventées en Indonésie, au clou de girofle (et tabac bien sûr). Le filtre est sucré et elles brûlent en crépitant (d’où l’onomatopée kretek). Original ! La marque connue est Sampoerna.

sampoerna

Goûter les plats à emporter dans les toutes petites boutiques. On vous sert du riz (parfois au lait de coco miam miam) et vous ajoutez tout ce que vous voulez avec. Vous vous en tirer pour 1,5 à 3€… C’est tout aussi bon qu’au restaurant.
Ayez toujours de l’eau sur vous, celle du robinet n’étant pas potable !

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à apprendre quelques mots en indonésien :
Terima kasih = merci (ou encore suksma en balinais)
Sama sama = de rien, je vous en prie
Mari keta minu = buvons un coup !

Terima kasih à tous d’avoir suivi notre périple !

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