Bali, Indonésie

Lombok, notre erreur

10 septembre 2016

Après 2h de bateau et 25$/personne pour un aller simple Amed –> Lombok, le Pacha Express nous dépose à Bangsal. fast-boat-lombok fast-boat-lombok-2

Nous sommes passés devant les 3 îles Gili et nous avons éliminé Gili Trawangan car trop de monde et trop de fiesta (renseignements pris auprès de touristes et dans les bouquins). Nous sommes 3 couples à aller à Senggigi, petite ville au milieu de la côte ouest, alors nous partageons le taxi. La route longe d’immenses plages désertes.

beach-lombok

Nous arrivons dans notre « hôtel » et c’est la déception. Rien à voir avec les photos. N’allez surtout pas au Pakuna Beach. C’est sombre, un peu sale, il n’y a pas de lavabo ni de draps, bref, lugubre.

pakuna-beach-hotel

Nous partons à pied chercher un endroit pour manger. Nous tombons sur un warung à l’aspect peu engageant mais où nous sommes bien accueillis. Nous prenons commande et le gars part faire les courses ^^.

warung-senggigi

Il revient rapidement nous préparer des Mie Goreng, des nouilles fries.

warung

On ne peut pas dire que ce soit mauvais mais Marilyne fait une découverte intrigante dans son assiette : 3 gros asticots verts.

asticots

De quoi vous couper la faim ! Allez, rappelons nous que nous sommes en Indonésie, l’assiette coûte 1€, mettons donc les asticots de côté et continuons à manger.

Comme nous sommes vraiment perdus, nous voulons louer un scooter. Nous partons à pied et comme c’est super loin, nous nous arrêtons demander conseil. C’est difficile de trouver quelqu’un qui parle anglais. Finalement, on nous indique un endroit où attendre le bus. Il y a déjà 2 jeunes femmes. Un bemo arrive. Les bemos sont les moyens de locomotions typiques de l’Indonésie : un tas de ferraille avec 2 rangées de bancs sur les côtés. Nous montons tous les 4 et elles nous demandent où nous nous arrêtons car nous n’avons jamais utilisé ce moyen de transport et ne savons pas comment dire au chauffeur de s’arrêter ! Finalement, elles le font pour nous et nous paient le trajet. Vraiment très sympa !
bemo-lombok

Nous nous arrêtons pile devant une boutique de location. Une fois en règle, nous partons direction une mosquée. Après 45 min de route, le GPS nous dit que nous sommes arrivés. C’est un champ désert. OK, nous continuons jusqu’à Sukarara. L’itinéraire indiqué traverse un chemin en sale état. Il est évident qu’aucun touriste ne s’aventure ici car les enfants qui y vivent sont trop heureux de nous voir et les parents nous font coucou. C’est trop chou. Au bout d’un moment, nous décidons de faire demi-tour car la route craint vraiment. 3m plus loin, nous crevons… Un couple en scooter nous dit de les suivre. Nous devions être trop lents car ils nous ont tracés. Puis arrivent 2 demoiselles sur un scooter qui nous proposent aussi de les suivre. Bingo, elles nous présentent un gars du village qui s’empresse de réparer le pneu avec une rustine maison. Il a l’air d’avoir fait ça toute sa vie. Nous restons une grosse demi heure là bas et autant vous dire que nous avons attiré la moitié du village, une vraie attraction !

scooter-tire scooter-tire-2

Évidemment, on essaie de nous vendre des vêtements, on nous prend en photo… Le gars a terminé et nous nous empressons de renter pour ne pas conduire de nuit. Nous nous en tirons pour 2$, sachant que son ami qui parlait anglais nous avait prévenu de ne pas donner plus de 1$. Très étrange, d’habitude ils s’entraident dans leurs combines. Finalement, nous ne verrons jamais Sukarara !

Une fois dans notre hôtel morbide, Johann nous dégote un super restaurant de poissons à 2min de marche. Pour 15$ à 2, vous pouvez vous faire péter le bid en fruits de mer + apéro au Warung Menega. Ils vous présentent la pêche fraîche du jour au moment de la commande. Un régal.

Le lendemain matin, nous sommes réveillés à 5h par la prière qui résonne dans tout le coin. Nous avions déjà été bercés par son chant toute la journée précédente.

Nous demandons le petit dej et on nous dit « on vous l’apporte ». C’est la première fois qu’on ne nous laisse pas choisir. Surprise ! On nous amène des chips à la crevette et du riz de la veille sans rien à boire. Allez, bon appétit !
breakfast-pakuna-beach

A ce moment là, nous nous rendons bien compte que venir à Lombok était une erreur. Nous ne voulons pas rester la 2ème nuit que nous avions réservée dans cette chambre. De plus, nous avions noté tous les points à voir, comme d’habitude, mais avec seulement 2 ou 3 jours pour tout faire et une mauvaise organisation, nous prenons la décision de quitter Lombok. Nous sommes un peu déçus mais nous allons passer trop d’argent ici et perdre du temps sur les routes. Un détour en Indonésie ne se prépare pas comme un voyage en Australie. Il faut tout organiser, réserver à l’avance, prendre des guides… Ce n’est tellement pas dans nos habitudes que nous avons complètement foiré. L’idée de rejoindre Gili Air nous plaît. Alors nous laissons la piaule qui ne va pas nous manquer, même si le personnel était plus que charmant et dévoué, et nous rendons le scooter. A peine la scooter rendu, un taxi nous propose de nous emmener à Bangsal. Son prix nous plaît mais on le négocie pour le fun. Nous nous rendrons compte plus tard que c’était beaucoup trop cher… Ce chauffeur est bizarre. Nous faisons 1km et il s’arrête sur le bord de la route et nous demande la moitié de la somme pour aller mettre de l’essence. En fait, il n’y a pas de station, c’est pour les garder pour lui et nous mettre dans le bemo de son pote. Marilyne s’oppose car le prix des bemos est dérisoire par rapport au taxi et nous avons payé pour un taxi. En voyant qu’il ne lâche pas le morceau elle exige qu’il lui rende l’argent. Il comprend que nous ne changerons pas d’avis et décide de nous emmener. Ou pas. Il s’arrête un peu plus loin en disant qu’il doit prévenir ses clients qu’il sera en retard. Il revient avec un autre taxi et nous dit que c’est lui qui va nous emmener pour le prix demandé. C’est un taxi blue bird alors nous sommes tranquilles. Nous venons juste de comprendre un truc : les prix sont nettement moins élevés qu’à Bali et le chauffeur vient de se mettre 100 000 roupies dans les poches sans aucun service rendu et nous allons donné les 80 000 restant à celui qui va nous emmener à 40min d’ici. C’est évident que son ami n’est pas au courant ^^. Les blue bird ayant le compteur, la course coûtait à peine 100 000 roupies. Nous pensions avoir fait une affaire mais que nenni !

A Lombok, les taxis ne sont pas chers du tout, la nourriture dans les restaurant non plus, seule la location de scooter est plus chère (et encore, 1$ de différence). Les gens ne voient pas autant de touriste qu’à Bali et ont un comportement différent. Ils parlent très peu anglais mais ça donne tout le charme à la communication !  Nous aurions pu nous y plaire.

Tant pis, nous voilà à Bangsal où nous cherchons un public boat, les petits bateaux qui relient Lombok à ses Gili, et les Gili entre elles. Pour 2$ chacun et un départ quasi immédiat, on nous charge dans un « bateau » au milieu de meubles, sacs de riz, poules… même pas la place pour mettre les jambes, nous sommes accroupis !

public-boat-1 public-boat-3

C’est là que ça devient comique. Nous sommes 4 touristes (des Tchèques cinquantenaires et nous) et on nous met tout devant. Nous comprendrons pourquoi après… Ils chargent ensuite tous les Balinais et le bateau démarre. Nous prenons toutes les vagues de côté et elles arrivent sur… nous 2 ! La dame à côté de Johann prend un peu d’eau mais ce n’est rien par rapport à nous qui sommes trempés après la première vague. Elle fait de l’humour, elle dit à Johann que la traversée dure 5h. Incroyable, nous dégoulinons et ramassons chaque nouvelle vague en pleine figure. Le banc d’en fasse n’a rien, nous avons juste choisi le mauvais côté du bateau… Le principal, c’est que ça nous fait rire et ça amuse la galerie. Au bout d’un moment, il commence à faire froid et nous imaginons la tête des papiers dans notre sacoche… Nous débarquons à bon port à Gili Air, bien mouillés, comme si nous avions fait la traversée à la nage, mais bien vivants !

Les permis internationaux et passeports sont très imbibés mais ils sécheront à l’hôtel.

Décidément, nous avons passé à peine 24h à Lombok mais nous nous en souviendrons !

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1 commentaire

  • Reply lagrosse 19 septembre 2016 at 3 h 51 min

    gili giliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
    xD

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